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Adresses
Web
www.presidence.gov.ci
www.laurentgbagbo.net
PROFESSEUR
D’HISTOIRE, SYNDICALISTE ET ECRIVAIN
Laurent
Gbagbo, né le 31 mai 1945 dans le village de Mama près de Gagnoa, en pays Bété
(Centre-Ouest) est une des figures de proue de l’opposition, auréolé du
prestige d’avoir été le seul à affronter le Président Félix Houphouët-Boigny
lors de la première élection présidentielle pluraliste en 1990.
Après
un baccalauréat (philosophie) au Lycée Classique d’Abidjan (1965), Laurent
Gbagbo obtient en 1969 une licence d’histoire à l’Université d’Abidjan.
Historien de formation, à l’instar de Jean-Noël Loucou (directeur de
cabinet de la présidence de la République) et de Pierre Kipré (ministre de
l’Éducation nationale), Laurent Gbagbo devient en 1970 professeur d’Histoire-géographie
au Lycée Classique d’Abidjan. Syndicaliste actif, il se situe dans
l’opposition clandestine au régime d’Houphouët-Boigny avec Bernard Zadi
Zaourou, alors enseignant à l’Université d’Abidjan.. Le contenu de ses
cours et son esprit insoumis dérangent et rapidement Laurent Gbagbo se trouve
emprisonné dans le camp militaire de Séguéla du 31 mars 1971 à janvier
1973.
A
partir de 1974, il exerce comme chercheur au sein de l’Institut d’Histoire,
d’Art et d’Archéologie Africaine (IHAAA) de l’Université d’Abidjan et
obtient parallèlement en 1978 un doctorat de troisième cycle de l’Université
de Paris VII, son sujet de thèse étant intitulé. La Côte d’Ivoire : Économie
et société à la veille de l’indépendance. En 1979, il publie aux Éditions
CEDA une oeuvre épique retraçant l’épopée de Soundjata, roi du Mandingue
: Soundjata, Lion du manding. Il publie également aux Editions CLE du Cameroun
un essai intitulé :Réflexion sur la conférence de Brazzaville.
EN
EXIL EN FRANCE DE 1982 A 1988
Devenu
directeur de l’IHAAA en 1980, Laurent Gbagbo est, en tant que membre du
Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES),
à la pointe des mouvements de grève qui touchent en 1982 le secteur de
l’enseignement. Avec un groupe d’enseignants, il créé en 1982 dans la
clandestinité l’embryon de ce qui deviendra le Front Populaire Ivoirien (FPI).
Considéré comme principal responsable du " complot des enseignants "
de 1982, il part en exil volontaire en France en vue de lutter contre la " dictature
du PDCI " et pour le multipartisme.
Il
publie alors en 1983 aux Editions l’Harmattan un ouvrage intitulé : La Côte
d’Ivoire pour une alternative démocratique, qui sera suivi en 1987 d’un
ouvrage collectif présentant le FPI et son programme de gouvernement : les
propositions pour gouverner. Durant cette période d’exil, Laurent Gbagbo
obtient en 1985 le statut de réfugié politique et se lie d’amitié avec Guy
Labertit, alors Secrétaire National chargé des Relations Internationales du
Parti Socialiste Unifié (PSU) et animateur de la revue Libération Afrique. Ce
dernier, qui héberge un temps Laurent Gbagbo, a l’occasion d’apprécier
ses " qualités humaines " et notamment son " appétit
de musique et de chanson ", ayant même appris grâce à lui à jouer
quelques accords de guitare.
Ignoré
du pouvoir socialiste de l’époque (gêné par son discours anti-Houphouët),
Laurent Gbagbo se rend en 1983 au Congrès du Parti Socialiste de Bourg en
Bresse avec un badge de journaliste de la revue Libération Afrique. Sous le
gouvernement de Jacques Chirac en 1986, il est l’objet de pressions policières
(Renseignements généraux) en vue de son retour en Côte d’Ivoire.
CANDIDAT
EN 1990 CONTRE HOUPHOUET
Ce
retour n’interviendra qu’en 1988, à la suite de négociations avec
Abdoulaye Diallo, l’homme des Affaires privées du Président Houphouët. Après
avoir lancé de nombreuses invectives contre Gbagbo (l’accusant notamment
d’être financé par une puissance étrangère), Houphouët expliquera son
changement d’attitude par la formule suivante : " l’arbre ne se fâche
pas contre l’oiseau ". Revenu au pays le 13 septembre 1988, Laurent
GBAGBO organise les 19 et 20 novembre 1988 le congrès constitutif du FPI qui
l’élit secrétaire général. Toujours clandestin, ce parti se définit
comme appartenant à la " gauche démocratique " et prend
pour logo une rose qui a ses racines en Côte d’Ivoire - à l’instar du
Parti Socialiste Français.
A
la suite de l’instauration du multipartisme en mai 1990, le FPI devient un
parti officiel membre de l’Internationale Socialiste, ainsi que de la
Coordination des Partis de la Gauche Démocratique en Côte d’Ivoire, à
laquelle appartiennent également le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) de
Francis Wodié et l’Union des Sociaux-Démocrates de Bernard Zadi Zaourou. Le
FPI décide à l’issue de son congrès de présenter la candidature de
Laurent Gbagbo, contre l’avis de cette coordination qui décide de boycotter
l’élection présidentielle de 1990 en vue de protester contre la
manipulation du scrutin.
Seul
candidat à se présenter contre Houphouët, il obtient un score honorable
(18,3 %) qui lui donne alors la stature d’un leader de l’opposition. Cette
stratégie se révèlera payante pour les législatives et les municipales
puisque le FPI voit élire sous sa bannière neuf députés (dont Laurent
Gbagbo élu dans la circonscription de Ouragahio - département de Gagnoa) et
six maires. Le PIT n’obtient pour sa part qu’un seul siège aux législatives
(celui de son leader à Cocody).
NON
CANDIDAT A LA PRÉSIDENTIELLE DE 1995
A
la suite du décès d’Houphouët en décembre 1993 et de l’accession d’Henri
Konan Bédié à la Présidence de la République au titre de l’article 11 de
la Constitution, Laurent Gbagbo demande une révision du code électoral pour
les prochaines élections générales de 1995. Il est notamment partisan de
supprimer le vote des étrangers (particulièrement les Burkinabés) soupçonnés
de toujours choisir le camp du parti au pouvoir, le PDCI-RDA. Des négociations
ont alors lieu avec le ministre d’Etat Timothée Ahoua N’Guetta qui
aboutissent à l’exclusion du vote des étrangers. Sur toutes les autres
demandes l’amendements du code électoral (Commission électorale indépendante,
vote à 18 ans, scrutin proportionnel aux législatives, bulletin unique, urne
transparente etc...) le pouvoir PDCI demeure intransigeant.
Le
code électoral adopté fin 1994 édicte également dans son article 49 des
conditions strictes de nationalité pour être candidat à la présidentielle,
qui visent indirectement Alassane Dramane Ouattara, candidat " virtuel "
d’un nouveau parti d’opposition né en avril 1994 d’une scision du PDCI,
le Rassemblement Des Républicains (RDR). Allié avec le RDR au sein d’une
coalition de l’opposition, le Front Républicain, le FPI prône alors le
" boycott actif " du scrutin présidentiel du 22 octobre
1995 pour protester contre ce code électoral. A l’issue de longues négociations
après l’élection de Bédié à la présidence, le Front Républicain
obtient des garanties de révision des listes électorales et décide
d’annuler son mot d’ordre de " boycott actif " des
scrutins législatifs et municipaux. Les élections dans la circonscription de
Ouragahio, où se présente Gbagbo, sont cependant reportés à plus tard pour
des motifs d’ordre public.
Laurent
Gbagbo est marié en secondes noces avec Simone Ehivet, qui joue également un
rôle de premier plan au sein du FPI. Homme de meeting, aimant s’exprimer en
public face à ses militants, la politique est son principal loisir. Ses
derniers livres sont d’ailleurs politiques : Histoire d’un retour (1989),
Agir pour les libertés (1991) et le temps de l’espoir (1995).
CANDIDAT
A LA PRESIDENTIELLE DE L'AN 2000
Mr
LAURENT GBAGBO a été désigné Candidat officiel du FPI à l'élection présidentielle
d'Octobre 2000 en Côte d'Ivoire lors du 3ème Congrès Ordinaire du parti les
9,10 et 11 juillet 1999.
CURRICULUM-VITAE
-
Né
le 31 Mai 1945 à GAGNOA
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École
Primaire à Agboville et à Gagnoa
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Certificat
d’Etudes Primaires, en juin 1958 à Gagnoa
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Petit
Séminaire St-Dominique Savio, à Gagnoa, de la 6ème à la 3ème ;
-
BEPC,
en juin 1962
-
De
1962 à 1965, Lycée Classique d’Abidjan
-
Juin
1965 : Baccalauréat (Série Philosophie)
-
Il
passe sa Propédeutique à Abidjan et s’inscrit à l’Université de Lyon
en France, en Lettres Classique : Latin, Grec, Français
-
Il
n’achèvera pas son cycle
-
De
retour en Côte d’Ivoire, Il passe une Licence d’Histoire, en juin 1969
-
Retour
en France, à la Sorbonne pour une Maîtrise d’Histoire en juin 1970
-
En
1970 : Professeur d’Histoire et de Géographie au Lycée Classique d’Abidjan
-
Le
31 Mars 1971, il est arrêté et envoyé dans les camps militaires d’Akouédo,
de Séguéla et de Bouaké. Libéré en Janvier 1973, il est affecté à la
Direction de la Pédagogie
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De
Septembre 1974 à Septembre 1977, il occupe successivement les postes d’Attaché
et de Chargé de Recherche
-
Juin
1979, il soutient sa thèse d’Histoire (3ème Cycle) à l’Université
Paris VII
-
En
1980, il est élu Directeur de l’Institut d’Histoire
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En
1982, il crée le Front Populaire Ivoirien (FPI), avant de s’exiler en
France, où il obtient le droit d’asile en 1985
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En
1988, il revient en Côte d’Ivoire pour le Congrès Constitutif du Front
Populaire Ivoirien (F.P.I). Il est alors élu Secrétaire Général du F.P.I
-
Novembre
1990, il est élu Député à l’Assemblée Nationale (Circonscription de
Ouragahio)
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Président
du Groupe Parlementaire du Front Populaire Ivoirien de 1990 à 1995
-
1996
réélu Député de Ouragahio
-
1996,
élu Président du Front Populaire Ivoirien
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Marié,
il est père de quatre enfants.
PUBLICATIONS
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Réflexions
sur la Conférence de Brazzaville, Clé Yaoundé - 1978
-
Soundjata,
Lion du Manding, CEDA - Abidjan, 1979
-
La
Côte d’Ivoire : Economie et Société à la Veille de l’Indépendance
(1940 - 1960), l’Harmattan, Paris, 1982
-
Côte
d’Ivoire : Pour Une Alternative Démocratique, L’Harmattan, Paris, 1983
-
Côte
d’Ivoire : Histoire d’un retour, Lettre-Préface d’Innocent ANAKY
Kobena, L’Harmattan, Paris, 1989
-
Agir
Pour les Libertés, l’Harmattan, Paris, 1991
-
Le
Temps de l’Espoir - Edition Continentale Rivonia 21 -28 Johannesburg,
1995.133 PP
EN
COLLABORATION
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" Spécial
Côte d’Ivoire 1960 - 1984 " In Peuples Noirs, Peuples
Africains, en Décembre 1984
-
Propositions
Pour Gouverner la Côte d’Ivoire Tome1, Front Populaire Ivoirien (FPI),
l’Harmattan, Paris 1987
-
Programme
du Gouvernement du FPI, DESACI, Abidjan 1994.
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